Arretons de nous plaindre.............

 

Il s’est tordu la cheville dans les gravats des travaux de la RN 113, à Lunel-Viel. Il a fait une heure de pause à Lunel, dévorant rillettes et banane sur le parking d’un magasin de matériaux. Puis il est reparti vers Milhaud. La veille, c’est épuisé qu’il avait fini par arriver à Baillargues... Une tendinite harcèle sa jambe depuis des jours. Une ampoule creuse la paume de sa main à l’endroit de son appui sur la béquille. Il fait chaud, la pollution s’accentue au bord des routes...

Mais l’esprit rageur, Guy Amalfitano court. Sur le parcours de 4 000 km qu’il s’est fixé pour effectuer le tour de France, son “Marathon 2 l’espoir”, il en a déjà parcouru plus de 500. À la hargne, vraiment, relançant ses béquilles adaptées (avec des ressorts pour amortir l’impact au sol) entre deux appuis du pied, les muscles et le corps pris dans un effort usant.

"Je ne savais pas que j’allais souffrir autant " Guy Amalfitano

 

À 47 ans, ce sportif accompli (ancien membre de l’équipe de France de ski, qui pratique également l’escalade) se prépare physiquement pour ce défi depuis un an. "Mais je ne savais pas que j’allais me blesser et souffrir autant...", souffle-t-il. Pour partir sur ce tour de France, cet employé de la mairie d’Orthez (bureau des marchés publics) a pris plus de quatre mois de congés sans solde. Et laissé ses deux filles, son boulot, ses loisirs pour souffrir pour une cause : celle de la lutte contre le cancer (lire ci-dessous comment il récolte des dons).

Lutte qui le concerne très directement. C’est en effet parce qu’il a été atteint, à l’âge de 18 ans, par une tumeur osseuse (ostéosarcome) qu’il a été amputé de sa jambe droite. "Je me suis dit : “Pourquoi pas apporter ma contribution ?” Je me suis inspiré de Terry Fox". Ce dernier, touché par la même maladie, avait accompli l’exploit de traverser le Canada, en 1980.

Dans sa course, où il avoue découvrir une forme intense de dépassement de soi, Guy n’est pas tout à fait seul. Un camping-car, prêté par des amis et mis aux couleurs des partenaires de l’aventure, l’accompagne. Depuis trois semaines, famille et amis se relaient au volant. Bientôt, ce sont des membres de Lions clubs qui viendront l’aider. En ce moment, c’est son oncle , Frédéric Darrigade, qui partage les difficultés morales et physiques : "Quand il nous a annoncé ça, je lui ai dit qu’il était fou ! Que ce serait très difficile... Mais il a du caractère ! Et c’est une bataille, c’est sûr. Je lui dis bravo !".

Chaque jour depuis le 21 mars, Guy court donc 30 km, à 6,5 km/h de moyenne, avec une étape d’une heure tous les 10 km. L’arrivée, quelles que soient les difficultés, Guy Amalfitano l’a fixée au 27 juillet.

source/midilibre.fr

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×