Bravo BCP

BCP  dans  le peloton Bas-normand , c'est bertrand Collomb Patton

Notre vainqueur d"Herouville dans la course 2010 " aprés avoir gagné le grand Raid du NORD  a pu participer à une course plus chaude....à Oman ( pas loin de l'arabie saoudite et du yemen !!!)

Raid Sahara organisation lui avait "réservé" 196 km dans les dunes en 6 étapes.Voici quelques extraits de son compte rendu aussi complet que palpitant.MERCI BCPdsc-1280.jpg

C’est une vision très “course” de la chose (et non pas très touristique !)

Pour la vision touristique, veuillez consulter une agence de voyage SVP.

Jeudi 3/11 : Préparation du sac

Plein de T-shirts, de chaussettes, et de gels énergétiques !

…. Ainsi que 3 gâteaux sport (2 au chocolat et un cake salé) car je ne sais pas trop à quoi m’attendre en

terme d’alimentation (notamment le matin où les départs de courses sont prévus juste après les petits

déjeuners)

Puis tout le reste : vêtements chauds, 2 paires de chaussures, maillots de bain, sandales, chaussettes de récup Sigvaris, booster (mollets et cuissard), manchons pour les bras pour les protéger du soleil, etc.

Vendredi 4/11 :

Le midi à décathlon

: boussole OK, mais pas de cyalum. Tant pis, j’en négocierai 2 avec les organisateurs
  qui en auront surement plein en rab.

Le RV pour l’avion est samedi à 8h30 à CdG,

Je trouve toute l’équipe organisation à CdG, ainsi que 2 autres coureurs.

 
donc je pars le vendredi soir en train, car le 1er du samedi
   5/11 : vol vers Oman Nous arrivons le soir à Mascat, et passons une première courte soirée, où j’en profite pour faire la connaissance  de tout le staff.

Dimanche 6/11 :

Au programme de la journée

: visite de Mascat. Mais c’est la fête de l’Aïd el Kebir aujourd’hui !!! 
 

 Grande Mosquée n’est pas visitable, tout est fermé, même le souk…

  Lundi 7/11

Aujourd’hui : farniente. Le but est de s’acclimater de la chaleur.

: journée d’acclimatation  

Nous continuons de faire 

connaissance, et j’en profite pour aller me baigner 2 fois dans l’océan indien, à 27° C

L’attente est un peu longue depuis 2 jours que nous sommes arrivés : vivement demain !!

 

Mardi 8/11 : prologue de 5 km + 1ère étape : 30 km.

Enfin, nous y sommes ! Le petit déjeuner est englouti, et tout le monde attend avec impatience le départ du raid.

Le prologue de 5 km est vraiment une bonne idée de Cyril (Monsieur Raid Sahara Organisation). Il est là pour nous échauffer. 

Je sue déjà à grosses gouttes.

Le départ est donné. Christophe s’élance à vive allure, et je tente de

rester dans son sillage. Raul me double (car je ne parviens pas à coller Christophe) : il y a du niveau !Je souffre derrière eux : la montée est rude, et il fait chaud.

Après une dizaine de minute, je craque, et me mets à marcher.

Et mer…. J’aurai aimé pouvoir faire bonne figure un peu plus longtemps aux côtés de Christophe, pour ma fierté, et aussi pour remercier Cyril de m’avoir permis de participer à cette aventure.

Malgré tout, je me bats, je tente de me relancer (en courant) dans les parties moins raides.

Et là, je suis largué au bout de 10 min. c’est ma première course à étapes, et en tant que fan du Tour de France, je ne peux pastropbaisser les bras. En plus, derrière,à une trentaine de secondes, Liz l’anglaise est là

Après une vingtaine de minutes, des nuages nous cachent le soleil...Quelques minutes plus tard, je dépasse Raul qui semble marquer le pas.

 Mais la grande question est: n’ai -je pas trop tapé dedans sur cette étape ?? La chaleur fausse les sensations, et je ne sais pas trop quoi en penser. Christophe semble avoir la super pêche.Quant à moi, j’ai une énorme envie de dormir… mais les jambes et le dos vont bien : pas de courbatures, même 3-4 heures après l’arrivée… On fera le point après une bonne nuit de repos !

Je suis super satisfait, plein d’optimisme pour la suite, même si je me doute que Christophe, en vieux renard,a du en garder pour la suite.

je ne regrette pas pour le moment d’avoir pris les devants.

De plus, les jambes sont OK : pas de séquelles (courbatures ou autres) pour le moment. On vérifiera ça demain matin. En outre, la longue montée initiale m’a confortée dans l’idée que je dois marcher dans les montées . Mercredi 9/11 : 2ème étape : 43 km entre 1180 et 2042 mètres d’altitude, représentant 2000 m de

dénivelé positif

Bilan de l’étape

Tout le monde semble être motivé pour cette deuxième étape.

Mes jambes vont bien… tant mieux.j’ai 5 min d’avance sur Christophe, et c’est avec cet écart que nous franchissons l’arrivée… Raul finissant à 17’ de moi. Yeah!! Je peux maintenant dire que j’ai fini une fois dans ma vie devant Christophe !!! Là, cela va mieux : quelques degrés de moins, cela fait du bien. Après quelques instants, je  réalise que je reviens sur les 2 hommes de tête : lorsque je marche, je vais à leur vitesse, et lorsque je cours, je les rattrape.Christophe le cabri, lui, ne marche jamais… pas une fois sur cette montée, même dans les secteurs les plus raides (20-22%).

Mais maintenant, à l’ombre, je marche aussi vite qu’il court, et parvient à le rattraper progressivement

lorsque je parviens à courir. .Je parviens à sa hauteur, puis le dépasse même. J’arrive au CP1

Après cette course de côte, une deuxième commence : 23 km vallonnés, à une altitude variant de 1000 à 1780 mètres...

 Je le suis à une cinquantaine de mètre, et Christophe est derrière moi avec le même écart. Cette première partie est très roulante, très descendante. Je rejoins Raul après quelques kilomètres rapides, et arrivons ensemble au CP1 (km 12) en 48’, suivi de Christophe à quelques secondes.

Mes pieds tapent le sol, tapent et retapent. Les pieds chauffent un peu. On va à fond, je sers les dents .A environ 15 km, la pluie nous surprend. La route devient instantanément glaiseuse, des ruisseaux la  traversent. Nous courons avec des sabots aux pieds, en risquant de glisser à chaque foulée.

Du coup, on ralentit un peu, et moi plus que Raul qui me distance.La fin un peu plus plate ne me permet pas de revenir, et je termine ces 20 km à 1 min de lui, en 1h07.

Comme la veille, en pire :J’ai fais le c…, j’ai fais le c…, j’ai fais le c…J’ai des énormes courbatures… J’ai quelques ampoules que je soigne en attendant le bus. Bref, cela va être dur ce soir !Nous nous réchauffons dans le bus, prenons un repas, puis partons pour les dunes, pour l’étape nocturne. ème étape : 22 km dans le sable  La nuit tombe, j’allume me frontale, et continue mon calvaire.: ça craint. Comme sur le début de la 1ère étape, j’essaie de ne rien lâcher, de m’accrocher, de me motiver : j’ai de l’avance au général, rien n’est encore perdu. Mes jambes sont lourdes, j’ai une crampe à la fesse gauche (c’est la 1 fois)

Finalement, après 22 km, j’ai limité les dégâts : “seulement” 6 min de retard sur les 2. J’ai réussi à me mettre en route sur la 2 eme partie.

La claque ! Dur de courir dans le sable.Un peu dépité, j’ai du mal à trouver le sommeil.

Je prends même la tête, et arrive à repartir du CP1 (km 10) en tete.

 

Là, un gros gros moment d’euphorie m’envahit. J’ai gagné mon pari, et ai retrouvé le parcours.

Et après quelques minute, je tombe sur du balisage de la course !

Le soir : 4

Nous nous équipons : guêtre pour ceux qui en ont (guêtre de sable pour les mieux équipés, guêtres de boue pour quelques autres dont moi, rien pour

certains), frontale, lunettes car il y a du vent qui soulève le sable. Le départ est donné avant la nuit.

Christophe part vite, suivi de Raul et Manu qui semble aimer le sable. Je suis en apnée derrière eux, ne parvenant pas à courir, cherchant ma trajectoire sur le sable.

Très vite, je suis distancé. Comment font-ils pour aller si vite ?Au CP1 (km 10 environ), j’ai 5 min de retard sur Christophe et Raul

Je me remets à boire goulûment, et pars à toute allure pour atteindre le CP3 qui devrait être dans le coin.

Je repasse devant le bédouin qui doit se demander ce que je fabrique.. Je rencontre 2 autres concurrents qui se sont perdus et n'ont pas vu de CP3.Ce CP3 a en fait été déplacé de 3 ou 4 km vers le nord par rapport AU ROAD BOOK. Dommage pour moi. Si j’avais su ça, je serai allé directement vers le nord, et aurai ainsi économisé environ 40 min de course.

  Je prends mon temps pour me ravitailler, et me reposer un peu (3-4 min)Mais je suis gonflé à bloc : je suis le seul des 3 leaders du général à être passé par le CP3: je peux donc faire le grand chelem : étape + général.Je repars d’une bonne foulée, pendant une vingtaine de minutes.Et là, dans une vallée, plus de vent. Un mur de chaleur se dresse devant moi. Je me mets à marcher, de plus en plus lentement. J’atteins le haut d’une petite bosse, mais toujours pas de vent. Je marche même à la descente, à 2-3 km/h à peine.Un gros doute m'envahit :combien de temps puis je tenir sous ce cagnard ?

Il est 13h00, je suis dans cette vallée depuis 1h30 environ, et aucune voiture n’est passée durant tout ce temps. Que se passera-t-il si je ne peux plus supporter cette chaleur ? Pas un coin d’ombre pour me protéger, et pas de fraicheur avant 16 ou 17h.

C’est alors, après 15 ou 20 min à cette allure, qu’une voiture de l’organisation est passée.

Je me suis précipité dedans, en expliquant que j’abandonnais. J’en étais à 5h03 de course, il me restait une quinzaine de kilomètres environ.Bien sûr, avec le recul, je regrette d'avoir abandonné. Mais sur le moment, j’ai dû avoir une crise d’angoisse ou quelque chose comme cela. 

Fin du raid :

Le vendredi soir, pour atteindre notre nouveau campement, nos 4x4 se sont égarés dans les dunes. L’un s’est enlisé.

La dernière étape de samedi a donc été annulée.A la place, nous sommes allés nous baigner dans l'oasis .

Les participants et organisateurs étaient super sympas et l’ ambiance egalement !!!!

.Le dimanche, nous sommes rentrés à Mascat, sommes allés voir le palais du Sultan (sans y entrer), et avons visité le souk. Un festin le soir a clôturé l’aventure, puis nous avons pris l’avion pour rentrer chez nous.

Bilan du raid :

Merci Cyril pour cette superbe aventure.

Je me suis vraiment éclaté du début à la fin… sauf une fois !!!!

J’ai pris mon pied dans cette course à étapes, où j’ai eu la joie de pouvoir jouer parmi les premiers rôles. La succession des courses s’est bien passée, même si j’ai eu des courbatures.

Je garderai des souvenirs extra de tous les moments passés là-bas, même ceux dans les dunes !

 

Rapidement, je prends quelques mètres d’avance sur Christophe ..Des portions de chaleur sous le soleil alternent avec des moments plus frais (ou plutôt : moins chauds) sous les nuages.stratégiede marcher dans les côtes (cela a payé dans le mur !), de me relancer sur les parties moins raide, et en essayant“d’envoyer du gros” dans les descentes… . Raul prend les devants à une vitesse assez soutenue : il semble très motivé l’Espagnol !!!!

Raul en repart en premier, et je repars avec Christophe (je suis vraiment lent aux ravitos !) Raul prend rapidement quelques centaine de mètres, et sur ce parcours montagneux, je le perds de vue.Je distance Christophe, et chacun se retrouve seul à gérer son allure.

Nous montons 500m de dénivelé (que j’effectue en marchant) pour franchir un dernier col à 2000m d’altitude.

Ensuite, il reste une quinzaine de km très roulants. Je débute la descente du col en attaquant pour refaire mon retard sur

Je continue d’attaquer, mais commence à marque le pas… Finalement, c’est quand même long, 43 km  !!!!

Raul. Ma foulée tape le sol à la descente, j’envoie du gros, du lourd ; j’imagine pouvoir gagner ainsi au moins 2 min sur Raul. Au CP3 (km 32), j’ai 4 min de retard. J’ai dû trainer à la montée! Résigné, je me décide à ralentir, car je suis en train de me cramer.  Les quelques faux-plats montants que je rencontre me font très mal : je suis cuit.

J’atteins enfin l’arrivée, après 3h31 d’effort, 4’ après de Raul, et 8’ devant Christophe.  Pfff… j’ai fait le c…, là. Raul jubile de sa victoire, Christophe semble frais comme un gardon, et moi, je suis cuit.

Le matin : 3

Raul prend un départ canon

ème étape : 20.5 km en descente, 1600m de dénivelé négatif
 
! J’aurai dû m’échauffer ! J’aurai dû m’échauffer ! J’aurai dû m’échauffer
Après une petite sieste, je suis envahi de courbatures. La fin d’étape descendante m’a bien fait du mal.Je suis entamé , j’ai des courbatures… bref, j’ai fait le c… sur la fin d’étape. J’aurai dû descendre tranquille les 15 derniers km.

Ce matin, je suis motivé, même si j’ai des courbatures aux jambes. Cela devrait aller lorsque je serai chaud.

 

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