Les limites physiques atteintes ??

Extrait d'un super article rédigé par  Alain pérez dans les Echos

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Quel est le point commun entre une musaraigne de 5 grammes et une baleine à bosse de 25 tonnes ? « Toutes deux sont des mammifères. » C'est vrai, mais ce n'est pas la bonne réponse. « Elles prennent soin de leurs petits. » Bien vu, mais ce n'est pas encore ça. Tout semble séparer ces deux animaux : la taille, l'environnement, l'alimentation, l'espérance de vie. Un paramètre très inattendu les réunit : leur coeur battra environ 1 milliard de fois au cours de leur existence. Le petit rongeur, toujours agité et inquiet, vit environ trois ans. Il impose à son palpitant un rythme d'enfer : 600 battements par minute.

 

La lente et majestueuse baleine à bosse se contente d'une pulsation toutes les 4 à 5 secondes. Elle vit en moyenne quatre-vingt dix ans. Le milliard de battements de coeur au cours d'une vie semble donc être une limite physiologique très répandue dans le monde du vivant.

La liste des records s'épuise

Les humains sont apparemment les seuls à échapper à cette règle. « Notre coeur bat quelque 40 millions de fois en une année, ce qui représente 3 à 4 milliards de pulsations en quatre-vingts ans ».  Pendant des millénaires, l'espérance de vie d'un humain était comprise entre vingt et trente ans. Le docteur Jean-françois Toussaint pense que " la devise olympique « Citius, Altius Fortius » est à ranger au rayon des vieilleries. « Les progrès se ralentissent et la courbe atteint une asymptote. Regardez l'évolution des records du monde dans les disciplines olympiques. Il en est de même pour notre espérance de vie moyenne, qui semble plafonner vers quatre-vingt dix ans. »

 

 Entre 1920 et aujourd'hui, les athlètes du sprint féminin ont fait passer le meilleur temps sur 100 mètres plat de 13 secondes à 10,49 secondes. Les progrès sont impressionnants. Mais depuis 1990, c'est le calme plat. Sauf artifice chimique ou mécanique, il semble donc que l'homme ait bel et bien atteint « la vitesse maximale qui lui permet d'échapper à ses prédateurs et conditionne sa survie individuelle », selon la formule forgée par le spécialiste de l'évolution Jerry Husak.

Effet Cocotte-Minute

Le corps est une machine thermique qui doit évacuer les calories produites pendant l'effort. Les 50 sprinters français les plus rapides ont réussi leurs meilleurs chronos au cours des fraîches soirées du début de septembre et les performances du marathonien éthiopien Hailé Gebreselassie varient considérablement avec la température. Deux minutes et demie gagnées sur les 42,195 km du marathon en passant de 23 °C à 13 °C. En fait, la température idéale des courses d'endurance est de 11 °C. Cet optimum favorise l'évacuation des calories, tout en permettant aux deux composants essentiels de la contraction musculaire (actine et myosine) de bien fonctionner.

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